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Technique de conditionnement mental : L'élastique et la récompense

Le 19/07/2022 à 14:09

Technique de conditionnement mental : L'élastique et la récompense
Dès la naissance, nous expérimentons au quotidien de nouvelles situations que notre cerveau va soigneusement classer dans des catégories. Par exemple : bonne expérience, « c'est à refaire », ou expérience désagréable, « à éviter absolument ».

Lorsqu'on subit un trouble anxieux, le cerveau va finir par classer arbitrairement certaines bonnes expériences dans la catégorie "A éviter", à cause de pensées anxieuses qui traversent l'esprit à ce moment là ou à cause d'une crise d'angoisse qui s'est déclenchée durant cette situation.

Il devient alors très compliqué d'envisager de s'exposer à nouveau à cette situation. Au fur et à mesure du temps, un nombre potentiellement important de ce type de situation va s'accumuler, jusqu'à devenir un vrai handicap quotidien.

C'est pourquoi, il est important de mettre en place des solutions, via des exercices et techniques, afin de se libérer de cette emprise anxieuse.

Aujourd'hui, je vous propose une techniquement de conditionnement mental qui a déjà fait ses preuves pour, entre autre, arrêter de fumer, de se ronger les ongles, ou encore de faire disparaitre certains TOC. Elle peut alors être transposée à l'anxiété de niveau faible à modérée, et faire partie du processus cognitif nécessaire à la guérison.

Attention : le but n'est pas de se faire vraiment (très) mal. Il faut aussi éviter les récompenses de type aliments ou boissons sucrées.

L'exercice est très simple. Il s'agit de faire comprendre au cerveau qu'on veut se débarrasser d'une pensée anxieuse, quand elle nous traverse l'esprit, en l'associant à la douleur.

Le principe :

  • Mettre un élastique autour d'un de ses poignets.
  • Intercepter une pensée anxieuse qui traverse l'esprit et se concentrer dessus.
  • Faire claquer entre 1 et 3 fois l'élastique sur son poignet.
  • Penser à quelque chose de positif/réconfortant.

Comme je vous le disais, c'est très simple. Au fur et à mesure, le cerveau va associer ces pensées à la douleur et ne vous les enverra plus à l'esprit.

Dans le principe inverse, il faut savoir être fier des bons moments qu'on arrive à vivre lorsqu'on traverse un trouble anxieux. Contrairement à la douleur, l'idée est d'indiquer au cerveau qu'on est content qu'une pensée positive nous traverse l'esprit, ou qu'une situation devenue anxiogène s'est finalement très bien passée.

Il s'agit alors de s'autoriser une récompense, un moment agréable, avec quelque chose qu'on adore mais qu'on ne fait que très peu. Là, c'est quelque chose qui est propre à chacun. Ca peut être un morceau de chocolat, un bon repas, un jus de fruit maison, une activité qu'on adore, commencer/continuer un livre, etc.

Petit rappel : si votre anxiété devient handicapante, il est important de consulter un professionnel de santé.

Prenez soin de vous,
Thibaut.


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